La pluie écarlate submerge la ville - Chapitre 103

Chapitre 103

Par une nuit paisible, je me suis enfin mise à écrire sérieusement l'histoire de «

Pluie écarlate sur la ville

», mais je ne parvenais pas à exprimer pleinement les regrets qui m'habitaient. Même seule, je n'ai jamais oublié mes véritables sentiments.

En novembre, il faisait déjà assez froid.

Un soir, alors que je travaillais d'arrache-pied à la finalisation de «

Scarlet Rain Over the City

», j'ai accidentellement renversé une tasse de thé Pu'er fraîchement infusé sur mon clavier, le rendant inutilisable. Je n'avais d'autre choix que d'aller dans un magasin d'informatique pour le faire remplacer. En retirant le vieux clavier, j'ai ressenti une pointe de tristesse. Ce clavier, qui m'avait accompagné pendant tant de nuits et m'avait permis d'écrire tant d'histoires, prenait enfin sa retraite.

Je l'ai placé à l'endroit le plus en vue sur l'étagère, pour qu'il soit chéri toute une vie ; c'est mon ami le plus précieux !

Je suis une personne sentimentale, tout comme je refuse d'acheter un nouveau carnet et que je garde toujours l'ancien.

Alors, quand je suis dans un nouvel endroit, je repense toujours à tout ce qui s'est passé avant. Je suis toujours moi, mais les personnes qui m'accompagnent ne sont plus les mêmes.

Les gens finissent toujours par se séparer !

Naviguant du nord au sud, j'ai visité de nombreuses villes, mais ce vieux portable m'a toujours accompagné. Pourtant, je reste le même

: dans le calme de la nuit, je prépare une tasse de thé Pu'er et, sous la douce lueur de la lampe de bureau, je tape sans cesse sur le clavier, tissant un rêve après l'autre dans mon cœur

!

Par la fenêtre, la lune brille.

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