Après soixante-dix ans, on peut entrer dans une maison de retraite et profiter de ses vieux jours en toute tranquillité.
construction urbaine et rurale
Aux États-Unis et au Canada, que ce soit dans les villes ou les zones rurales, des zones résidentielles d'une superficie d'un à deux kilomètres carrés ont été construites.
Les zones résidentielles sont espacées en moyenne de dix kilomètres, les rues et les immeubles étant subdivisés en quartiers. Tous les 500 mètres, une route goudronnée à quatre voies, bordée d'arbres, s'étend du nord au sud. Entre deux routes de ce type se trouve un quartier résidentiel, composé soit de quatre immeubles mitoyens, soit de dix immeubles alignés. Chaque quartier est identique. Derrière chaque quartier se trouve un vaste jardin. Le portail arrière de chaque quartier est identique à l'entrée du jardin. Les résidents peuvent s'y promener librement après les repas.
Les habitants du quartier adorent leur jardin communautaire. S'ils le souhaitent, ils peuvent y planter des vignes, divers arbres fruitiers, des fleurs et des graminées. Bien entretenu, le jardin devient luxuriant et verdoyant. À la saison des récoltes, les habitants peuvent cueillir librement les fruits et légumes.
La fraîcheur et la saveur des fruits ont suscité l'enthousiasme ! Tout en dégustant les produits, les gens ont également félicité les jardiniers, ce qui a renforcé leur passion pour le jardinage. Le plaisir procuré par le jardinage, associé à l'émulation et à la compétition entre les différents quartiers, a fait des jardins une source immense de créativité et de divertissement pour les habitants.
Voyant l'engouement suscité par les jardins communautaires, Liang Xiaole fut profondément inspirée. Elle remania le plan architectural du quartier résidentiel
: des espaces ouverts de taille équivalente à celle de la communauté furent aménagés entre les deux rues et derrière les bâtiments adjacents, permettant ainsi aux résidents de mettre à profit leurs talents d'aménagement paysager.
Ainsi, le quartier résidentiel adopte un modèle d'alternance de bâtiments et de jardins
: des immeubles bordent la rue, avec des jardins à l'arrière. Vue du ciel, la nouvelle ville apparaît comme une succession de bandes nettes et uniformes de vert et de blanc (gris), comme tracées au pinceau.
À l'extérieur de la zone résidentielle se trouve un fossé de protection, situé en son centre. Deux canaux plus étroits, d'une cinquantaine de mètres de large chacun, ont été creusés à l'est, à l'ouest, au nord et au sud, et se rejoignent. Leurs extrémités se jettent dans le fossé, et l'eau y circule paisiblement. Le courant léger est agréable et se prête à la baignade, à la navigation et à d'autres activités de loisirs.
La rivière regorge d'une faune aquatique variée, comprenant des dizaines d'espèces de poissons, ainsi que de nombreux crabes, tortues et crustacés. C'est un lieu idéal pour les amateurs de pêche. On y croise souvent des groupes de pêcheurs à la ligne le long des berges.
La pêche peut être à la fois un loisir et un métier. Comme les habitants ne cuisinent pas chez eux, les pêcheurs peuvent apporter leurs prises aux restaurants et accumuler des points en payant à une borne de points. Cela profite grandement aux passionnés de pêche. Certains y consacrent même une grande partie de leur vie, s'adonnant quotidiennement aux joies de la pêche.
Les immeubles résidentiels situés dans les zones résidentielles suivent généralement un format uniforme.
Les grands immeubles d'appartements font en moyenne 80 mètres carrés et comprennent deux chambres, un salon et une salle de bains, convenant aux familles de trois personnes ou plus.
Ces petits immeubles d'appartements font en moyenne 60 mètres carrés et comprennent une chambre, un salon et une salle de bains. Ils sont conçus pour les jeunes couples mariés.
Une chambre standard de 40 mètres carrés, de type hôtelier, est disponible pour les hommes et les femmes seuls.
Qu'il s'agisse d'un grand ou d'un petit immeuble, ou d'une chambre standard, chaque logement est entièrement équipé d'une salle de bain et de toilettes. Vous pouvez ainsi satisfaire tous vos besoins en matière de toilette et de douche sans quitter votre domicile.
Tout dans l'immeuble résidentiel, y compris les tables, les chaises, les lits, les téléviseurs, les ordinateurs, les théières, les tasses, les articles de toilette, etc., était fourni par l'État. Autrement dit, rien n'était propriété privée.
Si un résident souhaite changer d'appartement ou déménager pour raisons professionnelles, il peut simplement déposer son linge de lit (couvertures, draps, etc.) à la laverie et n'emporter que ses effets personnels. Le nouvel appartement est identique à l'ancien
; il se souvient parfaitement de son logement d'origine.
La procédure pour changer d'appartement est très simple
: il suffit de présenter son justificatif de départ. En l'absence de ce justificatif, le comité de quartier considérera votre absence comme temporaire et vous attribuera une chambre d'hôtel standard.
Une fois les résidents partis de l'immeuble, les agents d'entretien désinfectent minutieusement les chambres vacantes, leur offrant un aspect propre et rafraîchi pour accueillir les nouveaux résidents.
Transports pratiques
Le quartier résidentiel est doté d'un réseau routier qui le relie dans toutes les directions. Les principaux modes de transport sont les bus électriques et les vélos.
Les bus électriques sont alimentés par l'énergie solaire. Chaque bus est équipé de panneaux solaires, d'un système de conversion d'énergie solaire et d'une batterie solaire sur son toit. Les panneaux captent l'énergie solaire, et le système de conversion la transforme en énergie électrique, laquelle est stockée dans la batterie pour alimenter le bus.
Les batteries ont une grande capacité
; par une journée ensoleillée, elles peuvent stocker suffisamment d’électricité pour alimenter un bus pendant cinq jours. Chaque bus est également équipé d’une batterie de rechange.
Le quartier résidentiel est bien desservi par les bus, avec un passage toutes les dix minutes. On trouve un arrêt tous les 500 mètres. Le trajet est gratuit, que vous soyez un habitant du quartier ou un visiteur.
Outre la possibilité de monter aux arrêts de bus, les passagers peuvent également héler un bus dans la rue. Les chauffeurs sont aimables et attentifs
; ils s’arrêtent dès qu’on leur fait signe et n’ont jamais été signalés à leur employeur pour non-respect de l’arrêt.
Le gouvernement met également des vélos à disposition. Des abris à vélos sont installés aux entrées de différents quartiers résidentiels et lieux publics. Les habitants qui ne souhaitent pas prendre le bus ou marcher peuvent simplement se rendre à un abri à vélos et enfourcher leur vélo. Ils peuvent ainsi aller où bon leur semble, en toute liberté.
Les vélos sont gratuits. Cependant, où que vous alliez, merci de bien vouloir les garer dans l'abri à vélos prévu à cet effet. Une fois votre balade terminée, il vous suffira de prendre un vélo au hasard dans l'abri et de repartir. Inutile de chercher le vôtre.
Si vous partez en excursion à vélo le week-end en groupe de trois ou cinq, n'hésitez pas à vous joindre à vous. Si un vélo tombe en panne en cours de route, poussez-le jusqu'à l'abri à vélos, laissez-le à côté de celui qui a besoin d'être réparé, puis reprenez votre route avec le vélo réparé. Aucune formalité administrative n'est requise.
Il en va de même lorsque vous rentrez dans votre quartier résidentiel
: veillez à ranger votre vélo dans l’abri à vélos prévu à cet effet. Maintenez l’ordre à l’entrée de votre quartier résidentiel.
On utilise des abris à vélos plutôt que des garages car ce sont généralement des structures ouvertes, accessibles 24h/24 même lorsqu'elles sont fermées. Les habitants peuvent ainsi facilement récupérer et ranger leur vélo à tout moment.
Chaque commune dispose de réparateurs de vélos chargés de réparer les vélos cassés, de nettoyer ceux qui sont sales et de vérifier l'état des pièces et des vis. Ils s'assurent que chaque vélo est en bon état de fonctionnement avant d'être remis en service.
Carte de points
Tous les membres du personnel sont soumis à un système de points. Dix points sont attribués par jour, cinq le matin et cinq l'après-midi. À la fin de chaque journée de travail, les employés passent simplement leur carte de points sur le terminal pour quitter les lieux.
Le système de points est équipé d'un ordinateur très performant. Il n'enregistre les points qu'une fois par jour. Comme pour voter pour un roman en ligne, une fois le vote enregistré, il est impossible de voter à nouveau (et donc d'accumuler plus de points) sur n'importe quel ordinateur du pays pour le reste de la journée. Impossible de tricher.
Les points sont très importants. Ils représentent le patrimoine accumulé d'une personne et témoignent du travail accompli tout au long de sa vie.
Aux États-Unis et au Canada, il n'existe pas de monnaie fiduciaire
; tous les achats se font au moyen de cartes de fidélité. Les services essentiels tels que la restauration, l'habillement, les services en établissement, les coupes de cheveux, les douches et les séjours à l'hôtel sont tous financés par ces cartes. En résumé, une carte de fidélité vous permet de voyager librement dans tout le pays
: manger ce que vous voulez, acheter ce que vous voulez, séjourner où vous voulez.
J'utilise ma carte de fidélité tous les jours, je l'ai donc toujours sur moi. Mais si je la perds, ce n'est pas grave. Le code PIN est une empreinte digitale
: il suffit de saisir sa date de naissance sur le lecteur et d'appuyer sur le bouton de confirmation avec l'index droit. La remplacer est tout aussi simple
: je peux en faire une copie rapidement grâce à mon empreinte digitale, et elle est prête immédiatement. Comme toutes mes informations personnelles sont enregistrées dans le terminal de fidélité, la carte n'est là que pour plus de commodité.
Les résultats ne sont jamais annoncés publiquement. Ce n'est qu'à l'entrée de l'établissement que le responsable passe publiquement une carte et annonce les résultats. Sept niveaux sont attribués selon différents critères
: Excellent, Remarquable, Bon, Satisfaisant, Satisfaisant de base, Médiocre et Insuffisant. C'est comparable à une évaluation annuelle de performance dans n'importe quelle organisation. Sauf que les citoyens américains et canadiens n'ont qu'une seule chance dans leur vie, et il n'y a pas de retour en arrière. (À suivre)
Chapitre 527 Dix ans plus tard (Deuxième partie)
Lorsqu'une personne entre en maison de retraite, une fête d'adieu est organisée dans la résidence. Les résidents peuvent y inviter leurs proches et leurs amis.
Lors de la fête d'adieu, le moment le plus attendu, et aussi le point culminant de l'événement, est l'annonce des résultats. Que la personne qui part soit heureuse ou non, ce moment arrivera comme prévu. Naturellement, ceux qui ont un grade élevé sont ravis
; ceux qui ont un grade inférieur sont déçus.
Les gens perçoivent les points comme une accumulation de mérite. Afin de s'assurer une fin de vie satisfaisante (les maisons de retraite sont des lieux où les personnes âgées peuvent profiter de leurs vieux jours, et leur système de gestion est déconnecté du monde extérieur
; entrer en maison de retraite équivaut à prendre sa retraite et à retourner chez soi, sans plus s'impliquer dans le travail social), ils y accordent une grande importance dès leur entrée sur le marché du travail, accumulant activement des points – accumulant du mérite.
Du fait de la moindre concurrence, chacun concentre son attention sur ses propres efforts et progrès. C'est pourquoi les gens sont très motivés au travail.
Chacun a un emploi
Comme les logements sont fournis par l'État, les besoins individuels sont satisfaits en fonction des besoins. Les conflits de voisinage sont rares. Chacun vit en harmonie et dans le bonheur.
Dans ce pays, tout le monde a un emploi
; il n’y a pas de chômage. Dès lors qu’une personne est physiquement apte, l’organisation lui attribue un travail en fonction de ses capacités. Même les plus maladroits et les moins futés seront affectés au ramassage des ordures dans les lieux publics. Ils gagneront dix points par jour. Subvenir à ses besoins n’est absolument pas un problème.
Si quelqu'un est vraiment paresseux et refuse de travailler, passant ses journées à manger et à dormir, c'est son droit
; au moins, il continue à produire des déchets. Le hic, c'est qu'il devra vivre dans un «
établissement pour fainéants
». Là, il pourra manger, dormir et profiter de ses journées à son aise jusqu'à ce qu'il s'ennuie et décide de s'occuper. L'établissement lui confiera alors une tâche à sa portée. Ce n'est qu'après l'avoir maîtrisée et y avoir pris goût qu'il sera autorisé à réintégrer la société et à subvenir à ses besoins par le travail.
En réalité, ce qui manque le moins aux États-Unis et au Canada, c'est la nourriture. Une personne de plus ou de moins ne change rien. Promouvoir l'échange de travail contre de la nourriture revient simplement à appliquer le principe du «
salaire selon le travail
» et de l'«
offre selon les besoins
». Car il existe de nombreuses institutions sociales nationales
: crèches, écoles, maisons de retraite, foyers pour personnes handicapées et hôpitaux, toutes gratuites. Il est absurde qu'un adulte en bonne santé ne puisse pas travailler. D'ailleurs, si l'on n'a laissé sa marque dans aucun des 360 métiers, n'aurait-on pas vécu en vain
?
Partant de ce constat, l'État refuse de subventionner les personnes paresseuses. La solution réside dans l'entrée du restaurant.