"Prendstadouched'abord,turisquesdeprendrefroid."
"Cen'estpasgrave,jepeuxjustemesécheraveclaservietteetchangerdevêtementssecs,maistoitunepeuxpas,turesterasmouilléjusqu'àcequetesvêtementssèchent,àmoinsquetuprennesmesvêtements."J'airegardéluipourqu'ilchoisisse.
Ilaprislaserviettedocilementetestalléprendresadouche.
Quandjesuissortiedeladouche,ShaoYuzheétaitassissurlecanapéetbuvaitlelaitchaudquej'avaispréparépourlui.
Ilm'asourichaleureusementetadit:"Quandjesuissortideladouche,j'aivulesvêtementssecsetrangésdanslepanieràlinge,etquandtum'asditquetuavaispréparédulaitchaud,j'aipenséquetuesvraimentunepersonneattentiveetdouce,Dong."
J'aieurougirdiscrètement,lemicro-ondesafaitunpetit"ding",j'aidit:"Toiaussi,tuesparfait,letimingestjuste."
Ils'estlevépourallerchercherlelaitchauddanslemicro-ondes,quandilyestallé,jesuisrestéeassisesurlecanapépourmesécherlescheveux.
"Depuisquandas-tulaissépoussertescheveux?"a-t-ildemandéenmetendantleverredelait.
"C'étaitquandmadernièreannéedelicence,j'avaisplusdetemps,doncj'ailaissépousser."Avant,j'avaistoujourslescheveuxcourts,onmepassaitpourungarçon.
Lelaitétaitencorechaud,j'aiposémaservietteetj'aiprisleverredesdeuxmains.Ilaalorsprislaservietteparlui-mêmeetacommencéàmesécherlescheveux.
Ça...ça...çapourraitêtre...bof,maisc'esttellementagréable,etjesuis...oui.
"Pourquoin'utilises-tupaslesèche-cheveux?"Savoixvenaitdederrièrematête.
"Oh,parcequej'aimebienlasensationquemescheveuxsoientunpeuhumides,etpuislachaleurdusèche-cheveuxmefaittellementdormir."
"Essaiedebientesécher,turisquesdeprendrefroid."
"D'accord."J'étaisassisesurlecanapéàboiremonlaitchaud,etj'airépondocilement.
Jepouvaissentirsonparfum,c'étaitleparfumdusavonquej'utilisais,mélangéàsonpropreodeur.
"Tuestrèsdifférented'avant,tuaschangébeaucoup,endedanscommeendehors."a-t-ilditsoudain.
J’aieuunpetitsursautdanslecœur.
«Qu’est-cequiachangé?»demandai-je.
«C’estjusteuneimpression,c’estdifférentdecedontjemesouviens,jenepeuxpasdireprécisémentquoi.»
«Oh.»Jenesavaispasquoidire.
Puisnousneparlâmesplus.Aprèslongtemps,ilposasaserviette,et,d’unmouvementnaturel,arrangeamescheveuxpourlesramasserbienenarrière.
«Tuasdetrèsbeauxcheveux,ilssontdouxmêmesansquejelesbrosse.»
«Çava,jen’airienfaitd’autrequecoupermescheveux,c’esttotalementnaturel.»Jesuistropparesseuse.
Ilsouritetregardal’horlogeaumur.
«Ilestonzeheuresetdemie,lapluieesttombée,jedoisrentrerchezmoiaussi.J’aipasséunetrèsbonnejournéeengénéral.»Ilpritsonmanteau,jel’accompagnaijusqu’àlaporte.Ilouvritlaporteetmeregardaenretour:«D’accord,nesorspas,bonnenuit.»
Jehochementlatête,j’avaisinexplicablementunpeuderegret.
Puisilfermalaporte.
C’estdifférentdecedontjemesouviens...
Jepensaiàcettephrase,puism’endormisprofondémentdanslafatigue.
Quandjemeréveillailematin,j’avaismalàlagorge,latêtelourde,moncorpsétaitchaudmaisjesentaislefroid.Jemerendissoudaincomptequej’avaisprobablementdelafièvre.
Cettesemaine,j’avaistravaillétardtoutelanuitpourunprojet,j’avaiseulapluiesurmoihier,etenplusjesuisnaturellementsujetauxrhumes,j’aibienfinipartombermalade.
Jeregardail’alarmedechevet,ilétaitdixheures,heureusement,c’estdimancheaujourd’hui.
J’aiunestomacsensible,jenepeuxpasprendredemédicamentàjeun,cequisignifiequejedoisd’abordcuisineravantdeprendremesmédicaments.
C’estembêtant.
Jemetournaisurlecôtéetrecommençaiàdormir.
Justequandj’allaism’endormirànouveau,letéléphoneasonné.
«Allô.»Jefronçailessourcilsetramenailetéléphonesouslacouette.
«Dong,as-tuunecopieduplanquetuasfaitpourlafamilleHan?»C’étaitShaoYuzhe.
«Oui,c’estsurmonordinateur,qu’est-cequisepasse?»C’estbienpourçaquej’avaistravaillétardtoutelanuit,j’avaisfaituntrèsbeautravail,biensûrquejegardaisunecopiepourpouvoirenparlerplustard.
«Tavoixal’airbizarre,qu’est-cequinevapas?»
«Rien,jesuisencoreentraindedormir,qu’est-cequisepassevraiment?»J’entendisunrireétouffédel’autrecôté.
"L’hommedesaffairesdeHanaappelétoutàl’heure,disantqu’ellel’avaitperduparaccidentetqu’ilenaurabesoindemain,pourrais-jeluiendonneruneautrecopie?""Oh...""Çavavraiment?"Savoixétaitinquiète."Çava.Oùes-tu?Jepeuxtel’apporter?"Jemesuisredressée."Ouais,siçat’arrange,peux-tumel’apporterdansuncaféappelé«Yuanyuan»enbasdechezmoi,dansunedemi-heure?Lareprésentanteestlà,jenepeuxpassortir.""D'accord..."Aprèsavoirraccroché,jesuissortiedulitcommeunver,jemesuislavée,changée,impriméleplan,conduitlavoituresansavoird'accident,moninstructeurdeconduiteauraitétéravidevoirça.J’aienfingarélavoiture,etj’aidemandéàplusieurspersonnesavantdetrouvercecafé.J’aivuShaoYuzhedel’autrecôtédelarue.ShaoYuzheétaitassisàunetableprèsdelafenêtre,quifaisaitfaceàlaruedevantlecafé.Ilregardaitparlafenêtredetempsentemps,doncquandjel’aivu,ilm’aaussivu.Ilm’afaitunsignedelamain,etj’aiagitélamainenmarchant.J’aisoudainementeuunétourdissement,puisj’aivuquesonexpressionestdevenuesoudainementanxieuse.Jenecomprenaispas,j’aitournélatête,etunhommeaucorpssombrem’asautédessus.J’aientenduunbruitdefreinaigu.«Plop.»C’étaitlebruitdemoncerveauquiafaituncourt-circuit.Puistoutestdevenunoir.Chapitre4J’aisemblédormirtrèslongtemps,j’aientenduvaguementdesbruitsdebagarre,j’aieudumalàouvrirlesvisages.C’étaitlevisagedeShaoYuzhe.Pourquoic’étaitlevisagedeShaoYuzhe?C’étaitunrêve,mesuis-jeditfermement.Puisj’airecommencéàdormir."Dong,tuesréveillée,commentçava?"Savoixétaittrèsdouce."Hmm..."J’aigargouillé,j’aibougé,puisj’aibougéànouveau."Çafaitmal."Unedouleuratroceaenvahimesjambes,j’aitotalementreprisconnaissancedemesesprits.J’airegardéautourdemoi,puisj’airegardéShaoYuzheavecuneexpressionfigée."Noussommesàl'hôpital.Tuaseuunaccidentdevoiture."Ilsavaitexactementcequejevoulaisdemander,doncilarépondudirectement."Tuesréveillée,ondiraitquetuvasbeaucoupmieux."Unevoixainterrompuavantquejeneparle.
Jerestelevisagevide.
«Docteur.»ShaoYuzheluifaitunsignedelamain.
«Héhé,cen’estrien,jepassaisparcettechambredesoinsetj’aidécidédefaireuntourpourvoir.»
«Oh,docteur,jevaisbien?»demande-je.
«Cen’estpasgrave,tun’asjusteétéheurtéparunemoto,tuasunefracturedufémur,etenplustuavaisdéjàunefortegrippe,ilfautquetutereposesbien.»Levisagerondetdodudumédecinsourit,puisilsetournaversShaoYuzhe:«M.Shao,pourrais-tusortiravecmoiuninstant?»
Un«ding»retentitdansmatête.Généralement,quandunmédecinditça,c’estqu’ilyaquelquechosequ’ilnepeutpasdireaupatient.
Jesaisisimmédiatementlepansementdumédecin,lesyeuxpleinsdelarmes,etjeluidisd’unevoixtremblante:«Docteur,parlezici,jesuiscapabledesupporter.»
Lemédecinmeregarded’unairétrange,puisregardeShaoYuzhe.
Soudain,ilsetourneversmoiavecunairconsterné,essuyantsesyeuxaveclemanchedesablouseetdisantd’unevoixtremblante:«Enfait,tu...tu...tues...es...»
C’estvraimentaussiterriblequeça?Moncœurbatàtoutevitesse.
«C’estdelagrippe,associéeàunefracturedufémur.»