Chapitre 8

"Prendstadouched'abord,turisquesdeprendrefroid."

"Cen'estpasgrave,jepeuxjustemesécheraveclaservietteetchangerdevêtementssecs,maistoitunepeuxpas,turesterasmouilléjusqu'àcequetesvêtementssèchent,àmoinsquetuprennesmesvêtements."J'airegardéluipourqu'ilchoisisse.

Ilaprislaserviettedocilementetestalléprendresadouche.

Quandjesuissortiedeladouche,ShaoYuzheétaitassissurlecanapéetbuvaitlelaitchaudquej'avaispréparépourlui.

Ilm'asourichaleureusementetadit:"Quandjesuissortideladouche,j'aivulesvêtementssecsetrangésdanslepanieràlinge,etquandtum'asditquetuavaispréparédulaitchaud,j'aipenséquetuesvraimentunepersonneattentiveetdouce,Dong."

J'aieurougirdiscrètement,lemicro-ondesafaitunpetit"ding",j'aidit:"Toiaussi,tuesparfait,letimingestjuste."

Ils'estlevépourallerchercherlelaitchauddanslemicro-ondes,quandilyestallé,jesuisrestéeassisesurlecanapépourmesécherlescheveux.

"Depuisquandas-tulaissépoussertescheveux?"a-t-ildemandéenmetendantleverredelait.

"C'étaitquandmadernièreannéedelicence,j'avaisplusdetemps,doncj'ailaissépousser."Avant,j'avaistoujourslescheveuxcourts,onmepassaitpourungarçon.

Lelaitétaitencorechaud,j'aiposémaservietteetj'aiprisleverredesdeuxmains.Ilaalorsprislaservietteparlui-mêmeetacommencéàmesécherlescheveux.

Ça...ça...çapourraitêtre...bof,maisc'esttellementagréable,etjesuis...oui.

"Pourquoin'utilises-tupaslesèche-cheveux?"Savoixvenaitdederrièrematête.

"Oh,parcequej'aimebienlasensationquemescheveuxsoientunpeuhumides,etpuislachaleurdusèche-cheveuxmefaittellementdormir."

"Essaiedebientesécher,turisquesdeprendrefroid."

"D'accord."J'étaisassisesurlecanapéàboiremonlaitchaud,etj'airépondocilement.

Jepouvaissentirsonparfum,c'étaitleparfumdusavonquej'utilisais,mélangéàsonpropreodeur.

"Tuestrèsdifférented'avant,tuaschangébeaucoup,endedanscommeendehors."a-t-ilditsoudain.

J’aieuunpetitsursautdanslecœur.

«Qu’est-cequiachangé?»demandai-je.

«C’estjusteuneimpression,c’estdifférentdecedontjemesouviens,jenepeuxpasdireprécisémentquoi.»

«Oh.»Jenesavaispasquoidire.

Puisnousneparlâmesplus.Aprèslongtemps,ilposasaserviette,et,d’unmouvementnaturel,arrangeamescheveuxpourlesramasserbienenarrière.

«Tuasdetrèsbeauxcheveux,ilssontdouxmêmesansquejelesbrosse.»

«Çava,jen’airienfaitd’autrequecoupermescheveux,c’esttotalementnaturel.»Jesuistropparesseuse.

Ilsouritetregardal’horlogeaumur.

«Ilestonzeheuresetdemie,lapluieesttombée,jedoisrentrerchezmoiaussi.J’aipasséunetrèsbonnejournéeengénéral.»Ilpritsonmanteau,jel’accompagnaijusqu’àlaporte.Ilouvritlaporteetmeregardaenretour:«D’accord,nesorspas,bonnenuit.»

Jehochementlatête,j’avaisinexplicablementunpeuderegret.

Puisilfermalaporte.

C’estdifférentdecedontjemesouviens...

Jepensaiàcettephrase,puism’endormisprofondémentdanslafatigue.

Quandjemeréveillailematin,j’avaismalàlagorge,latêtelourde,moncorpsétaitchaudmaisjesentaislefroid.Jemerendissoudaincomptequej’avaisprobablementdelafièvre.

Cettesemaine,j’avaistravaillétardtoutelanuitpourunprojet,j’avaiseulapluiesurmoihier,etenplusjesuisnaturellementsujetauxrhumes,j’aibienfinipartombermalade.

Jeregardail’alarmedechevet,ilétaitdixheures,heureusement,c’estdimancheaujourd’hui.

J’aiunestomacsensible,jenepeuxpasprendredemédicamentàjeun,cequisignifiequejedoisd’abordcuisineravantdeprendremesmédicaments.

C’estembêtant.

Jemetournaisurlecôtéetrecommençaiàdormir.

Justequandj’allaism’endormirànouveau,letéléphoneasonné.

«Allô.»Jefronçailessourcilsetramenailetéléphonesouslacouette.

«Dong,as-tuunecopieduplanquetuasfaitpourlafamilleHan?»C’étaitShaoYuzhe.

«Oui,c’estsurmonordinateur,qu’est-cequisepasse?»C’estbienpourçaquej’avaistravaillétardtoutelanuit,j’avaisfaituntrèsbeautravail,biensûrquejegardaisunecopiepourpouvoirenparlerplustard.

«Tavoixal’airbizarre,qu’est-cequinevapas?»

«Rien,jesuisencoreentraindedormir,qu’est-cequisepassevraiment?»J’entendisunrireétouffédel’autrecôté.

"L’hommedesaffairesdeHanaappelétoutàl’heure,disantqu’ellel’avaitperduparaccidentetqu’ilenaurabesoindemain,pourrais-jeluiendonneruneautrecopie?""Oh...""Çavavraiment?"Savoixétaitinquiète."Çava.Oùes-tu?Jepeuxtel’apporter?"Jemesuisredressée."Ouais,siçat’arrange,peux-tumel’apporterdansuncaféappelé«Yuanyuan»enbasdechezmoi,dansunedemi-heure?Lareprésentanteestlà,jenepeuxpassortir.""D'accord..."Aprèsavoirraccroché,jesuissortiedulitcommeunver,jemesuislavée,changée,impriméleplan,conduitlavoituresansavoird'accident,moninstructeurdeconduiteauraitétéravidevoirça.J’aienfingarélavoiture,etj’aidemandéàplusieurspersonnesavantdetrouvercecafé.J’aivuShaoYuzhedel’autrecôtédelarue.ShaoYuzheétaitassisàunetableprèsdelafenêtre,quifaisaitfaceàlaruedevantlecafé.Ilregardaitparlafenêtredetempsentemps,doncquandjel’aivu,ilm’aaussivu.Ilm’afaitunsignedelamain,etj’aiagitélamainenmarchant.J’aisoudainementeuunétourdissement,puisj’aivuquesonexpressionestdevenuesoudainementanxieuse.Jenecomprenaispas,j’aitournélatête,etunhommeaucorpssombrem’asautédessus.J’aientenduunbruitdefreinaigu.«Plop.»C’étaitlebruitdemoncerveauquiafaituncourt-circuit.Puistoutestdevenunoir.Chapitre4J’aisemblédormirtrèslongtemps,j’aientenduvaguementdesbruitsdebagarre,j’aieudumalàouvrirlesvisages.C’étaitlevisagedeShaoYuzhe.Pourquoic’étaitlevisagedeShaoYuzhe?C’étaitunrêve,mesuis-jeditfermement.Puisj’airecommencéàdormir."Dong,tuesréveillée,commentçava?"Savoixétaittrèsdouce."Hmm..."J’aigargouillé,j’aibougé,puisj’aibougéànouveau."Çafaitmal."Unedouleuratroceaenvahimesjambes,j’aitotalementreprisconnaissancedemesesprits.J’airegardéautourdemoi,puisj’airegardéShaoYuzheavecuneexpressionfigée."Noussommesàl'hôpital.Tuaseuunaccidentdevoiture."Ilsavaitexactementcequejevoulaisdemander,doncilarépondudirectement."Tuesréveillée,ondiraitquetuvasbeaucoupmieux."Unevoixainterrompuavantquejeneparle.

Jerestelevisagevide.

«Docteur.»ShaoYuzheluifaitunsignedelamain.

«Héhé,cen’estrien,jepassaisparcettechambredesoinsetj’aidécidédefaireuntourpourvoir.»

«Oh,docteur,jevaisbien?»demande-je.

«Cen’estpasgrave,tun’asjusteétéheurtéparunemoto,tuasunefracturedufémur,etenplustuavaisdéjàunefortegrippe,ilfautquetutereposesbien.»Levisagerondetdodudumédecinsourit,puisilsetournaversShaoYuzhe:«M.Shao,pourrais-tusortiravecmoiuninstant?»

Un«ding»retentitdansmatête.Généralement,quandunmédecinditça,c’estqu’ilyaquelquechosequ’ilnepeutpasdireaupatient.

Jesaisisimmédiatementlepansementdumédecin,lesyeuxpleinsdelarmes,etjeluidisd’unevoixtremblante:«Docteur,parlezici,jesuiscapabledesupporter.»

Lemédecinmeregarded’unairétrange,puisregardeShaoYuzhe.

Soudain,ilsetourneversmoiavecunairconsterné,essuyantsesyeuxaveclemanchedesablouseetdisantd’unevoixtremblante:«Enfait,tu...tu...tues...es...»

C’estvraimentaussiterriblequeça?Moncœurbatàtoutevitesse.

«C’estdelagrippe,associéeàunefracturedufémur.»

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