«Avecquifréquentes-tucesdernierstemps?»
Ilvenaitpréparé,c'étaitunebatailledifficile.
«Voussavezdéjàtout,n'est-cepas?»
Monpèrenes'attendaitpasàcequejeluiparledecettefaçon,sonvisagerougitdecolère.
«Tusaiscombienpeutulaconnais?Tusaiscequ'elleaétédanslepassé?Jecroisquetudevraistefairevérifiersituasunetumeuraucerveau!»
«Jesais.»
«Cequetufaisdehors,jem'enfiche,maispasça!»Ilasortiunecigarettedesonpantalon,etj'aiallumélefeupourlui.
«Jenepeuxpasdiredegrandsprincipes,jecomprendsaussil'inquiétuded'unpère.Simonfilsmedisaitsoudainqu'ilveutépouserunefemmeauxrelationstroubles,jeseraisaussiinquiet.»
Ilafermélesyeuxuninstant,réfléchissantàlamanièredontjeallaislecontredire.
«VouspensezqueZhangSijiaetmoisommespossibles?»ai-jedemandé.
«Pourquoipas?Qu'est-cequilarendraitmoinsbonnequecellequetufréquentesactuellement?»
«Onauraitdéjàétéensemblesic'étaitlecas.Elleestpluscourageusequemoi,plushonnêteetelleaeulecouraged'affronterceproblèmeavantmoi.»
«D'accord,jenepeuxpasteconvaincre.Continuezàsortirensemble.»Monpèreaquittémonbureausoudainement,commeuncoupdeventrapide.
Jenepensaispasl'avoirconvaincu.Aprèsplusdetrenteansdepèreetfils,jeconnaissaisbiensafaçondefaireleschoses.
J'aiprismontéléphone:celuideZhangQianétaitéteint.J'airappelé,toujourséteint.J'aiappeléàlamaison,etsongrand-pèreaditqu'elleétaitautravail.J'aiappelésonbureau:elleestpartieencongél'après-midi.
ZhangQian,tudoistesouvenirdumessagequej'ailaissésurtontéléphone.
ZhangQian
Lafemmedevantmoiétaittrèsbienentretenue,sonvisagen'avaitpaslatracedesannées,seulementquelquesfinesridesauxcoinsdesyeuxtrahissaientsonâgeréel.
Elleétaittrèsaimable,plusaimablequemapropremèreenversmoi.
J'aieuunrireamerdanslecœur.
J'aivucegenredeposturebiendesfois,pasàlatélévision,maisparmapropreexpérience.Souvent,lesgensquisourientfinissentparsefâchercommedesennemisetrévèlentleurvéritablevisage.
Regardezcesdeuxpersonnes,commeellesm'ontétéaimablesaudébut.Maintenant,quandonserencontre,onsetraitecommedesennemis.
J'aiserréletéléphonedansmapaume,lasueuravaittrempélacoquedutéléphone.
«Vosparentsportent-ilsbien?»demandait-elle,lapostureentenantlatassedethéétaittrèsbelleetélégante.
«Trèsbien,merci.»J'airépondudefaçonconventionnelle.
«Oùtravaillentvosparents?»
«Ilsnesontquedesouvriersordinaires.»Cen'étaitriendehonteuxàcacher.
Ellen'apasparlédemonaffaireavecAnqi,etadiscutédeschosesdelaviequotidiennecommeuneaïeule.
«Votrefilsesttrèsmignonettrèsintelligent.»
«Oui,j'aibeaucoupprisde«potagesfroids»quandjel'aiporté.»JenepermettaispasàquiconquedemettremesaffairessurledosdeDongdong.
Elleaétésurprise,nes'attendantpasàcequejediseunetellechose.
«Vousavezprisdu«potagesfroids»quandvousavezportéAnqi?»ai-jeréponduparunequestion.
«Assez!»A-t-elleditenposantsatassedethésurlatable.«TonaffaireavecAnqis'arrêtelà,tucomprends?»
J'airi.Pourriez-vouschangerdeformulation,s'ilvousplaît?
«Jecomprends.MaisjevousprieaussidedireàAnqidenepasmeharceler.»J'aiprislathéièresurlatablepourmeservirunetassedethé:jeavaissoifdepuisledébut.J'aibud'untrait,puissortiquelquesbilletsdecentyuansdemonsacetlesaijetéssurlatable.
«Tante,c'estmontourdepayer,nevousgênezpaspourdépenserdel'argent.Àlaprochaine.»
Enmarchantdanslarue,j'airespiréprofondémentplusieursfois,commesijeétaisrevenuàlavieaprèsêtremort.Toutemonénergieavaitétédrainéedemoncorps.
J'aiouvertmontéléphoneetappeléAnqi.
«ZhangQian,qu'est-cequit'arrive?Pourquoitontéléphoneest-iléteint?Oùes-tualléel'après-midi?»
Eneffet,ilpensaitlamêmechosequemoi.
«Pourquoineparles-tupas?»
«Riendemal,qu'est-cequipourraitm'arriver?»
"Vraiment?"
"Jevenaisdeprendrelethéavectamère."
"Qu'est-cequ'ellet'adit?"
"........."
"ZhangQian!"
"........"
Onestpresséspastoi,jevaistefaireunepetitepetitevengeance.
"Tunedemandesmêmepascequej'aidit?"
"Qu'est-cequetuasdit?"
"J'aidemandéàtamèresielleavaitprisdu«
extraitdesoupefroide
»quandtuestnée."
Unrireretentitauboutdufil.
"D'accord,d'accord,arrêtederire."
"Tul'asvraimentdit?"
"Ouais."
"AnQi!"
"Quoi?"
"Quandtureviendras,viensvoirmongrand-père."
"Ouais."
Aprèsavoirraccroché,jefouilledanslesmessagesqueAnQiaenvoyéssurmontéléphonequandonestrevenudeGuiyangcejour-là.
Onnedoitpasimitercesscènestéléviséesoùl'onfaittoutsonpossiblepourmourir,cesonttousdesmensonges.
ZhangQian
ZhangQian
Letempsestbeau,l'humeurestbonne.
Mongrand-pèrenemeparletoujourspas,etilrefusecatégoriquementdetoucherlanourriturequejeluisersaurepas.
Ildébranchesouventlecâbletéléphoniquedelamaisonquandjenefaispasattention.Heureusement,j'aimonportable.
Autravail,jemetsmontéléphoneenmodevibrationetjelegardedansmapoche.
Pendantlapausedéjeuner,jesuistoujourslapremièreàsortirdubureaudeconfection,etladernièreàreveniraprèsavoirmangé.
Jepasselesrumeursavecunsourire.
AnQiestapparucommeavant,quandjen'avaispaspréparémentalement,quandjenem'yattendaispas,quandjen'yaipaspensé.
Angel!
Iltenaitsavaliseàlamain,unsourireauxlèvres.
Commeavant,rienn'achangé.
"ZhangQian,quiest-cequiteregarded'unœilfixe?"Uncollèguepoussemonbras.
Jemefrottelesyeux,compteàreboursdetroissecondes,puisjecoursverslui.
Jeserresamainetjedis:"Rentronsàlamaison!"
Dansletaxi,jeserresonbrascontremoietreposematêtesursonépaule.