un mètre

un mètre

Date de publication2026/04/13

Type de fichiertxt

CatégoriesAmour urbain

Nombre total de chapitres35

Introduction:
Cet hiver est particulièrement froid. Si je pouvais, je préférerais rester au chaud dans mon lit plutôt que de sortir. Je déteste avoir froid : peu importe le nombre de vêtements que je porte, je ai t
  • Contenu du livre
  • Liste des chapitres
Chapitre 1

Cethiverestparticulièrementfroid.Sijepouvais,jepréféreraisresterauchauddansmonlitplutôtquedesortir.Jedétesteavoirfroid:peuimportelenombredevêtementsquejeporte,jeaitoujoursfroid.Maisjedoisforcémentsortirparcetempsglacé,parcequejedoisallertravailler.J’aimeraisaussiquemonusinefermepourlesvacancesd’hiveretd’été,commeàl’école.Danscecas,j’aimeraisencoreplusmontravailetjeseraisplusenthousiasteetmotivé.Enréalité,c’estimpossible,toutçan’existequedansmesrêveries.Dèsquejerecevraimonsalairecemois-ci,j’achèteraiunmeilleurmanteaudeduvetpourmongrand-pèreetdeschaussuresderandonnéepourDongdong.Lesenfantsabîmentleurschaussurestropvite:ilfautenacheterdesnouvellestouslesdeuxoutroismois.

Jesuisentréeàtoutevitessedanslebus:sij’avaisratécelui-ci,ilfaudraitattendrelesuivant.Pourquoicemauditbusest-iltoujoursaussibondé?Monsecondsouhaitestquelesbusaienttoujoursdesplaceslibresetqu’iln’yaitjamaisdebouchonssurlaroute.

À8h20,jesuisprêteàentrerdansl’usineetjefaismonpointage.Jesuistrèssatisfait:jesuistoujoursenretard,j’aiuntrèsbonsensdel’horlogerie.L’retardn’estpasunebonnehabitude,etcommejen’aipascettemauvaisehabitude,monbonusestpresquecompletchaquemois.C’estbien,jetravaillevraimentdur.

À8h25,jepénètredanslesvestiairesfémininspourchangerdetenuedetravail.Onappelleçaunetenuedetravail,maiscen’estenréalitéqu’ungrandtablierbleu:toutlemondedoitenporterundansl’usine.Unefoisletablierbleuenfilé,jesuspendslerubanàmesurerencuirdansmapocheautourdemoncou.Jetouchemapochedeveste:heureusement,monstyloetautresobjetssontbienaccrochésdessus,etmesdeuxpocheslatéralescontiennentdespetitesboîtesàcouture,descraiesetautresaffaires.Jevérifietoujoursmonéquipementcompletavantd’entrerdansl’atelier:c’estaussiunebonnehabitude.

Jem’assiedsàmaplacehabituelleetjecommencemajournéedetravail.

Effectivement,jesuisuneouvrièredeconfection.Demesdébutsmaladroitsàmescompétencesactuellespointues,leprixàpayeraétéderecevoirdepetitesampoulesetdestrousd’aiguillesurmesmains.C’estunbontravail,aumoinsjen’aipasbesoind’acheterdesvêtements.Ilmesuffitd’acheterunmagazinedemode,dechoisirlemodèlequimeplaîtetdelecoudremoi-même.Commelesrobesd’été,lespetitesvestesetlespetitesjupesdroites,jelesfaistoutesmoi-même.Certainescréationsdemodesontdifficilesàreproduireàcausedeleurtissu:j’apportelemagazineouledessindumodèleàl’usinepourdemanderconseilauxanciensartisansouauxjeunesstylistesdel’établissement.

Mongrand-pèreétaittailleur:avantlalibération,ilaapprisàfairelescostumesZhongshanauprèsd’unmaître.Soussoninfluence,j’aiaimédèsmonenfanceregarderluicoudredesvêtementsetdessinerdebeauxmodèles.Àl’origine,jevoulaispasserl’examend’entréeàl’écoledemode,maismalheureusementmesrésultatsn’étaientpastrèsbonsetlesfraisdescolaritéétaienttropchers.Avantsaretraite,mongrand-pèreétaitunartisanréputédanssonusine.Aprèsmesétudes,ilafaitappelàdesconnaissancespourmetrouverunpostedanscetétablissement.Bienquemongrand-pèreaitprissaretraitedepuisdenombreusesannées,beaucoupdegensluidoiventquelquechose.Etjetravailleaussidur:j’apprendsvitetoutcequemonmaîtrem’enseigne.

Cequimerendleplusheureux,c’estquesijetrouveuntissuquimeplaîtàl’usine,jepeuxl’acheterauprixleplusbasquisoit.Parfois,monmaîtremeconfectionneunensembletoutseulpendantsontempslibre.Quandjeleporte,çan’arienàenvieràunecréationArmani.

J’aimaintenantdeuxemplois:l’unestdetravaillerdansl’usinedeconfectionlejour.L’autre,c’estquelesjoursderepos,jefaisdesvêtementspourlesvoisinspourcomplétermesrevenus.Ladernièrefois,j’aifaituncostumedeCOSPLAYpourlapetitefilledudessousdel’immeuble:j’airécupérédesborduresendentellequelesautresn’ontplusutiliséesàl’usine.Encollantcespetitsmorceauxdedentellesurleborddelajupe,çadonnaituncharmeunique.DommagequeDongdongsoitungarçon:sic’étaitunefille,jeluiferaisunerobedeprincesse,jelaferaishabillerenpoupéeettouslesautresenfantsl’envieraient.

J’aimeraistellementrecevoirmonsalairedemain,idéalementtouslesjoursseraitjourdepaie.Suis-jetropavarepourpenserça?Peuimporte,rêvernefaitpasdemal.

ZhangQian

«ZhangQian,untéléphonepourvous!»

Lechefd’atelierestpasséprèsdemonposteetm’acriéqu’ilyavaitunappelpourmoi.Ilyaunerègledansnotreatelier:onnepeutpasapporterdetéléphonesportables,desbalisesetautresoutilsdecommunication,parcequeçanuitàlaconcentrationetàlaproductivité.Detoutefaçon,jen’aipasdetéléphoneportable,jen’enaipasbesoin.

Jesuisalléeaubureauduchef,letéléphonen’étaitpasencoreraccroché:apparemment,c’étaituneaffaireurgente.

«Allô?»

«XiaoQian,Dongdongestmalade.»C’estmongrand-pèrequiparleautéléphone.

«Ilallaitbiencematinquandjesuissortie,qu’est-ilarrivé?»Cepetitenfantestvraimentdifficileàgérer.

«Iladelafièvre,ilestallongésurlelitdepuiscematin.»

«Tunel’aspasenvoyéàlagarderie?»

«Non,commentpourrait-ilallers’iladelafièvre?Jeluiaidonnéuncompriméde安定,çairamieuxquandlafièvredescendra.»aditmongrand-père.

«Quoi?Descomprimésde安定?»MonDieu,grand-père,tuveuxluienleverlavie?«Grand-père!Qu’est-cequetuluiasdonné?»

«Descomprimésde安定.»

«Cesontdessomnifères!Commentpeux-tuluidonnerunmédicamentaussiauhasard?»Jepensequejedevraisrentrertoutdesuite:jeperdraiunpeudesalaire,maiscen’estpasimportant,monfilsestplusimportant.

«Oh,jemesuistrompé,c’étaitdel’analgine.»

Grand-père,tumefaispeuràmortavectessurprises.

«Bon,jevaisdemandercongépourrentrer.»ai-jedit.

«Non,resteconcentréesurtontravail.Cen’étaitqu’unappelpourvousprévenirquetoutvabien:net’inquiètepas,continuedetravailler,cen’estpasgravedutout.»

Prévenirquetoutvabien?Tuauraismieuxfaitdenepasappeler!Sijenesavaisrien,jepourraism’enpasser:tumemetslecœurenpeine.

«Tuesvraimentsûrequecen’estpasnécessaire?»

«Oui,jem’occupedelamaison,net’inquiètepas.»

Grand-père,c’estprécisémentàcausedetoiquejenepeuxpasm’enpasser.Maisjenepeuxpasluidireça:mongrand-pèreestunhommeexcellentàtouspointsdevue,saufqu’ilaunpeudetendanceàêtreexagéré.

Aprèsavoirraccrochéletéléphone,jesuisretournéeàmaplacepourreprendremontravail.Plusjepense,plusj’aipeur:mongrand-pèrea83anscetteannée,etengénéralilaunebonnesanté.Jenemesenspasàl’aisedelelaissers’occuperd’unenfant:sijamaisiltombaitmaladelui-même,toutelafamillereposeraitsurmesépaules,çametuériraitvraiment.

J’aidemandéuncongésanssoldeauchefd’atelier.Elleaeul’airsévère,commesionluiavaitrefusédel’argent,etelleaattendulongtempsavantdesortirunformulairedecongédutiroirpourquejeleremplisse.

Ilfautenvironuneheuredetrajetpourallerdel’usineàlamaison.L’heuredepointeestdéjàpassée,lacirculationrouleassezvite.

Aprèsbiendespeines,jesuisrentréechezmoi:jen’aimêmepasposémonsacàmainquejesuisalléeauchevetdeDongdong.

Jetouchesonpetitfront:ilesttrèschaud.Mongrand-pèrem’aditqu’ilavaitprissatempérature,maisqu’iln’avaitpasvulagraduationdumercureparcequeleschiffresétaienttroppetits,doncilnesavaitpasquelleétaitlatempérature.Jeluiaidemandécequ’ilavaitdonnéauenfant,etmongrand-pèreasortilentementunepetitebouteilleduplacard.

Del’An啥来着?Despilulesapaisantes?

Grand-père,jepensequejedevraisaussiprendrequelques-unesdecespilulesapaisantes.

JeprendsDongdongdansmesbras,jestoppeunevoitureenbasdel’immeubleetjevaisàl’hôpitalleplusproche.Danslavoiture,lepetitenfantcriesanscessequ’ilneveutpasdepiqûre,qu’ilneveutpasdepiqûre.Ilal’airsiabjectquequandilseragrand,jepourraiécrireunlivred’histoire:ilyadeforteschancesqu’unemaisond’éditionveuillelepublier.

Àl’hôpital,Dongdongsemblesentirqu’ilvasubirsonsupplice:ilcommenceàcrieretàfairelefou.Peuimportecequejefaispourlecalmer,iln’entendrien.Jeportel’enfantpourfairelaqueuepourl’inscription,etjedemandeàl’infirmièrederemplirleschampsducarnetdesanté:nom,adresse,etc.

Lapédiatrieestaucinquièmeétage.Dongdongrefuseabsolumentdeprendrel’ascenseur,ilremuesesdeuxpetitspiedssanscessesurmoncorps.Jenepeuxqueluipromettredenepasfairedepiqûre,quel’onneluidonneraquedesmédicaments,pourenfi

……

Documents associés

Plus>>
Télécharger